Pendant la discussion, de 200 à 300 militants du Front

Pendant la discussion, de 200 à 300 militants du Front de gauche et des syndicalistes s’étaient rassemblés devant le Sénat pour soutenir ce texte. «À bas la violence qui continue contre les nôtres », s’est exclamé Jean-Luc Mélenchon (ancien sénateur), qui a rejoint les tribunes du public lors du vote, accompagné de la coprésidente du Parti de gauche, Martine Billard.

Soulagés de voir que leurs collègues sénateurs ont amoindri le champ d’application du texte, en écartant notamment du champ de l’amnistie les violences physiques, les députés socialistes n’en restent pas moins vigilants. «Il faudra voir si ce travail de recadrage est suffisant ou s’il faudra le compléter », observe Thierry Mandon, porte-parole du groupe PS. «Il y a eu un bon travail des sénateurs socialistes pour rendre le texte “potable”. Il est possible que nous devions le compléter », ajoute Philippe Martin, vice-président du groupe PS. «Il faut trouver un bon équilibre entre l’État de droit et le besoin de paix sociale », estime Annick Lepetit. «Pas question de donner un sentiment d’impunité concernant les dégradations de biens », prévient Pascal Terrasse.

Pour plusieurs députés socialistes, qui veulent normaliser les rapports avec les élus communistes, ce texte est une opportunité qui relève du symbole. «La place des syndicalistes n’est pas dans les prétoires ni dans les prisons mais auprès des salariés, plaide Jean-Marc Germain. Ce texte n’est pas un chèque en blanc (donné aux violences syndicales), mais un geste d’apaisement, dans un contexte économique très difficile.» Même tonalité chez Malek Boutih, favorable au texte: «Il ne s’agit pas d’effacer des actes illégaux, mais d’envoyer des signes d’apaisement.» Pour relativiser la portée du texte, Christiane Taubira a estimé que l’amnistie ne concernerait que «quelques dizaines de condamnations ».

Daniel Darc a consacré les années suivantes à s’autodétruire avec une grande application

En 2009, Daniel Darc avait participé à l’album et à la tournée donnée à l’occasion des 50 ans de la mort de Boris Vian, un de ses auteurs préférés. Il avait composé une musique sur un texte inédit de l’auteur, Pas pour moi, qui semblait taillé pour lui. Lors de la séance d’enregistrement, aux mythiques studios Ferber, sur les hauteurs du XXe, il avait eu la surprise de trouver Patrick Vian, fils de Boris, venu écouter les prises du disque. Pour un homme aussi anxieux que Daniel Darc, cela aurait pu aboutir à une crise de trac carabinée. Il a pourtant chanté et joué de l’harmonica ce jour-là avec la grâce et l’élégance qu’il mettait dans chacun de ses projets. En tournée, il s’excusait chaque fois d’avoir oublié certains mots de Vian. La pudeur de cet homme était désarmante. Son humilité et sa générosité aussi Canadian Levitra.

Né dans une famille de Juifs déportés, il s’était converti au protestantisme, mais rejetait l’étiquette de chanteur chrétien. Il avait récité le Psaume 23 de la Bible sur son album Crève-cœur, en 2004. Et son apparition au Collège des Bernardins, en décembre 2011, avait certainement constitué l’apogée de sa carrière scénique. Revenu des ténèbres, il avait écrit «Quand je mourrai, j’irai au paradis/Car c’est en enfer que j’ai passé ma vie.»

le prisonnier du complot international a surtout rappelé son combat

Toujours égal à lui-même, le prisonnier du complot international a surtout rappelé son combat. « Madame la présidente, toute ma vie, et cela se sait non seulement en Côte d’Ivoire, dans toute l’Afrique, mais aussi dans toute la France politique, j’ai lutté pour la démocratie ». Pour donner la preuve de son combat, il a promis un lot de livres « de Gbagbo » à la Cpi. Car, pour lui, … « en fait, c’est ça l’homme. Il marche, mais il laisse des traces sur le chemin qu’il parcourt. Comme ça, on peut le retrouver ». Il a donné le sens de ce combat en tant qu’Africain, « parce que nos pays sont fragiles ». Mais aussi, il se bat pour la démocratie parce qu’en Côte d’Ivoire, il existe plusieurs méthodes de choix du chef, en fonction des régions et des groupes culturels.

Laurent Gbagbo a en outre insisté sur ce que signifie la démocratie. En revanche, il a dit ce qui « n’est pas très démocratique ». Notamment quand on enlève le président de la Cie, qu’on l’envoie dans son quartier général de campagne, pour se faire proclamer président. En tout cas, hier, Laurent Gbagbo a montré que 2 années de détention arbitraire n’ont eu aucun effet sur lui. Et «quelle que soit l’issue » de la procédure, Laurent Gbagbo sera encore égal à lui-même. Cependant, il « compte » sur la procureure et dit à tous ces Africains en train de manifester pour sa libération, que la démocratie est vaine, si les dirigeants ne peuvent respecter les constitutions qu’ils se donnent.

Fillon et Le Pen arpentent le Salon de l’Agriculture

François Fillon, qui a passé 3h dans les allées du Salon, a affirmé que les sondages montraient que François Hollande “ne maîtris(ait) absolument plus rien en matière économique”. “Ce qui m’attriste, c’est de voir que la politique” du président Hollande “est en tain de conduire notre pays dans une impasse”, a déclaré à la presse l’ancien Premier ministre UMP, en marge d’une visite au Salon de l’agriculture à Paris. “Il a critiqué pendant cinq ans la politique économique qui était la nôtre et aujourd’hui, il est en train d’en mener une dont les effets sur l’emploi et le pouvoir d’achat sont désastreux”, a-t-il ajouté. Selon lui, “les sondages sont juste la traduction du sentiment que les Français ont que le président de la République ne maîtrise absolument plus rien en matière économique”.

Autre visite donc, celle de Marine Le Pen, venue avec les députés de son parti Gilbert Collard et Marion Maréchal-Le Pen, qui a déclaré que les agriculteurs et les éleveurs devaient “exiger l’étiquetage” de la viande face à “l’opacité” mise en place, selon elle, par les grands groupes agroalimentaires. “Agriculteurs et éleveurs doivent exiger l’étiquetage de la viande, les consommateurs ont le droit de savoir ce qu’ils mangent”, a lancé l’eurodéputée en visitant le Salon de l’agriculture. “Il faut lutter contre les grandes industries agroalimentaires qui, en accord avec la commission et l’OMC, refusent cet étiquetage. Ils mettent en place une opacité pour que les Français ne sachent pas ce qu’ils mangent”, a accusé Marine Le Pen.

Source sur TF1 News : A leur tour, Fillon et Le Pen arpentent le Salon de l’Agriculture